Durée des chaleurs chez la vache
Les chaleurs ne sont plus que de courte durée
L’impression est-elle trompeuse ou les vaches sont-elles toujours moins longtemps en chaleurs?
Cette question est souvent discutée entre détenteurs de vaches laitières et elle est souvent posée en relation avec une mauvaise fertilité.
Quelle est effectivement la durée des chaleurs principales?
La question de savoir pendant combien de temps les vaches montrent le réflexe d’immobilisation, qui est le signe le plus sûr des chaleurs principales, est souvent posée.
Résultats scientifiques
Différentes études scientifiques effectuées par le passé ont analysé la durée de l’immobilisation visible durant les chaleurs principales des vaches.
| Durée des chaleurs | Auteurs |
| Ø 8,6 h | Xu et.al., 1998 |
| Ø 9,5 h | Walker et.al., 1996 |
| Ø 7,1 h | Dransfield et.al., 1998 |
| 6,2 – 10,9 h | Lopez et.al., 2004 |
Moyennes
Pour vous rendre compte de l’importance de la courte durée des chaleurs pour votre observation des chaleurs, vous devriez étudier ces moyennes:
Durée moyenne des chaleurs
Les chaleurs durent en moyenne env. 7 heures.
(Dans la pratique, cela signifie qu’un certain nombre de vaches sont en chaleurs pendant une durée nettement plus courte.)
Activité moyenne
Une vache montre en moyenne env. 8.5 chevauchements.
(Dans la pratique, cela signifie qu'un certain nombre de vaches chevauchent moins fréquemment.)
Chevauchement moyen
Un chevauchement dure en moyenne env. 4 secondes.
(Dans la pratique, cela signifie qu'un certain nombre de chevauchements durent moins longtemps.)
Ces chiffres sont repris de l’exposé «Fertilitätskennzahlen in der Bestandesbetreuung» (chiffres-clés de la fertilité dans le suivi du troupeau), M. Feldmann (2015), symposium satellite «Fruchtbarkeit der Milchkuh» (fertilité de la vache laitière) à l’occasion du 48e congrès annuel sur la physiologie et la pathologie de la reproduction.
Beaucoup de lait, chaleurs courtes
Depuis bien quelque temps, des scientifiques et des agriculteurs observent que les vaches à haute performance montrent leurs chaleurs seulement pendant une courte durée.
Métabolisme hépatique accru
Une théorie: Le métabolisme hépatique des vaches qui produisent beaucoup de lait est fortement accéléré. C’est la raison pour laquelle elles dégradent les hormones circulant dans le corps très rapidement. Leurs chaleurs sont donc de durée plus courte.
Forte production de chaleur
Les symptômes des chaleurs de durée plus courte et moins clairs en cas de performances laitières élevées peuvent toutefois aussi s’expliquer par la forte production de chaleur. Une vache à haute performance produit autant d’énergie thermique qu’un radiateur de taille moyenne (1’500 W).
Cela se passe durant la nuit
En été, lorsque les températures ambiantes sont élevées ou que l’échange d’air à l’étable n’est pas optimal, il y a une énorme accumulation de chaleur ce qui a pour conséquence que les vaches expriment mal leurs chaleurs. Elles montrent alors les signes de chaleurs durant la nuit.
Observation possible?
Il est évident que si les signes de chaleurs ne peuvent être observés que pendant une courte durée, cela rend l’observation des chaleurs plus difficile.
Il est inévitable que cela se répercute négativement sur le résultat de l’insémination.
Évaluation du résultat
Il est donc important que chaque exploitation contrôle de temps en temps si son taux de détection des chaleurs est vraiment dans les normes. Avez-vous des besoins d’optimisation?
Reflet de l’affouragement et de la garde
Les vaches et l’expression de leurs chaleurs reflètent toujours leur environnement. Si elles se sentent à l’aise et que l’apport énergétique correspond à leurs besoins, elles expriment leurs chaleurs plus clairement que si elles sont sujettes à des influences négatives.
Les primipares?
Dans chaque exploitation, les vaches tout en bas de la hiérarchie du troupeau (par ex. les primipares) indiquent le mieux si leurs besoins sont satisfaits ou non.
Conditions défavorables
Les primipares sont toujours les premières à souffrir des erreurs. Par conséquent, elles sont aussi les premières qui n’osent pas exprimer leurs chaleurs si les conditions à l’étable sont défavorables.
Détecter les erreurs
Si ces animaux expriment mal leurs chaleurs, il faut non seulement intensifier l’observation des chaleurs, mais aussi chercher les erreurs dans le domaine des conditions de garde et d’affouragement.